CHRONIQUES
DIG IT # 19

Freddy Lynxx Bloodied UpFREDDY LYNXX & The Corner Gang
Bloodied Up
Julie Production

     Yeah ! Un des meilleurs (le meilleur ?) disques de Mr Lynxx, toutes périodes confondues. L'album (CD digipack) s'appelle Bloodied Up et sort sur Julie Productions, un label de Montpellier. C'est un grand "disques à guitares". Faut dire que Freddy a battu le rappel des potes pas manchots à la six-cordes : Kevin K, Mr Ratboy et Wild Bill Thompson (Senders). Avec Fred ça en fait quatre ! Ok ils ne jouent pas tous en même temps mais les duels sont légion. Les ambiances et influences sont bien sûr toujours orientées Stones/Dolls, Thunders ou Jeff Dahl (sur le hit "Dead Boy Runnin' Scared"), le son est parfait (trop propre souligneront peut-être quelques grincheux) et Fred a cette fois privilégié les morceaux plutôt rapides et nerveux. Disponible contre 95F port compris chez : Julie Prod, 4 rue de l'Imprimerie, 34070, Monpellier. (julie.prod@worldonline.fr)
 
 

Huntingtons Plastic SurgeryHUNTINGTONS
Plastic Surgery
Tooth & Nail

    Et en v'là... D'entrée, "1-2-3-4, I wanna be a Ramone !".  Ceux-là en sont à leur quatrième ou cinquième album et ne cachent pas leur perversion majeure. Ramones encore, Ramones toujours, et sans l'ombre d'un complexe. Ils connaissent leur sujet sur le bout des médiators, leur Joey est aussi convaincant que le vrai et on leur remet sans hésiter la palme des meilleurs faux frères R depuis les Ritchies. Tout y est, mais le plus impressionant (et le plus difficile à rendre) reste la voix. On s'y laisse vraiment prendre. Et comme ici on est des âmes simples (qui a dit simplets ?) on adore ça. A vous de voir si vous avez encore besoin de Ramones au 21ème siècle. J'crois bien qu'oui... L'album (cd) s'appelle Plastic Surgery et est sorti sur Tooth & Nail Rds... Le groupe sera en tournée européenne fin août/début septembre avec les Buckweeds. La France est particulièrement visée.  (Tooth & Nail Rds, Po Box 16884, Baltimore, MD 21206. USA)
 
 

Splash Four  Shame Shame ShameSPLASH FOUR
Shame Shame Shame
Dionysus

    Nouveau 10"/CD pour les Splash Four. Chez Dionysus cette fois. Toujours punks jusqu'au fond des sillons et teigneux comme une escadrille de poux, les Parisiens font claquer les sept titres de ce Shame comme autant de coups de poings américains en acier rouillé dans la face de tous les tekno-kids du monde. Les solos surf-punks alimentés en réverb' menaçante de Lili Z fouaillent les compos et reprises obscures, le tempo ne fléchit pas, le son est ciselé (toujours Liam W) et chaque morceau a des allures d'historiette punk secouée dans un shaker estampillé '78. (L. Zeller, 7 rue Tholozé, 75018 Paris)
 
 

Smugglers RosieSMUGGLERS
Rosie
Mint rds/Lookout

     N’ayant pas vu passer le cd live édité à l’occasion des dix ans d’activité des Smugglers (et pourtant disponible sur Lookout, Mint, Imposible et 1+2 !!!), on était en manque de nouveaux enregistrements de nos Canadiens préférés (voir Dig It! # 4 et 14). C’est dire qu’on s’est jeté sur ce nouvel album (Rosie, toujours sur Lookout) avec la frénésie d’une colonie de listeria découvrant de la langue de porc en gelée pourrissant dans un frigo.
     Quatre années se sont écoulées depuis leur dernier effort en studio, Selling The Sizzle. Quelques changements de line-up ont apparemment ralenti les activités du groupe, mais ils reviennent avec un nouveau batteur, et une furieuse envie de rattraper le temps perdu. Préparez-vous à une nouvelle démonstration de rock’n’roll à haute énergie, festif et brillant, doté d’un son béton concocté par leur pote Kurt Bloch (guitariste des Fastbacks et des Young Fresh Fellows, et producteur nominé aux Grammy Awards pour le disque de Nashville Pussy !).
     Rosie démarre sur les chapeaux de roue, se calme le temps d’une belle reprise des Kinks (“I’ll Remember”) ou d’une incursion pop (un duo avec Rose Melberg, égérie du rock indie) avant d’afficher clairement ses intentions par une cover homérique de “Kings Of The Party” (un standard des inénarrables Brownsville Station) et de finir en trombe, sans la moindre pitié pour le palpitant des fans. On notera aussi deux morceaux écrits par Dr Frank, leader de Mr T. Experience, ou la participation pour quelques cris enjoués de Kepi des Groovie Ghoulies. C’est sans doute leur meilleur album, le plus homogène et le plus carton, en tout cas, et il atteint avec brio son objectif : laisser l’auditeur pantelant, les mirettes zigzaguant dans leur orbite, un sourire extatique aux lèvres. Plus efficace qu’un plant entier de thaïlandaise.

(Lookout! Records, PO Box 11374, Berkeley CA 94712-2374, USA
-- www. lookoutrecords.com -- www.thesmugglers.com)

 
 
 

Sour Jazz  No ValuesSOUR JAZZ
No Values
Ghostrider

 On chroniquait il y a quelque temps l’album solo de Mr Ratboy (ex-Motorcycle Boy/Pillbox/Jeff Dahl/Marky Ramone & The Intruders...) sorti en vinyle par le label parisien Ghostrider. Ghostrider remet ça en éditant en vinyle d’une épaisseur réconfortante (ils ont dû entamer un concours avec Nest Of Vipers) le premier album de son nouveau groupe, Sour Jazz. Mr Ratboy s’est acoquiné avec trois vétérans de la scène rock new-yorkaise, pour ce qui doit être son projet le plus accompli. Cet album intitulé No Values nous convie à un sacré trip, entre glam punk classe et swing endiablé. Comme le disent si bien les notes de pochettes (pourquoi se fatiguer, hein ?), on s’écarte de l’axe classique Detroit/New York/Australie pour survoler Memphis, sur fond de cuivres trépidants, avant de s’envoler dans la stratosphère au son de quelques bruitages synthétiques qui donnent à l’objet une saveur inédite. Le seul moment calme est une reprise ralentie et dégoulinante de feeling de “13 Women”. Le reste balance avec une efficacité et une maestria imparables. Un des grands disques de ces derniers mois. Très chaudement recommandé.

(Ghostrider Rds, BP 68, 75961 Paris Cedex 20
-- www.ghostrider- records. com -- www.sourjazz.com)
 
 

Dragons RLFDRAGONS
R.L.F
Junk Records

 R.L.F. (pour Rock Like Fuck!!!) est le quatrième album du gang de San Diego, et sort comme les deux précédents sur Junk Rds. On peut toujours compter sur eux pour nous fournir notre dose de punk rock solide et mélodique, entre les Heartbreakers et les Zeros (rappelons que leur leader, Mario Escovedo, est le frangin de Javier, des Zeros, qui d’ailleurs compose et chante le dernier morceau). Cet album paraît plus musclé que le précédent, et tient haut la main les promesses de son titre, recelant son comptant de tubes efficaces (“Roll The Dice”, “My Confession”, “Downtown Something”, “Gimme Some Luv”...). Pas de doute, ça crache le feu ! (Junk Rds, P.O. Box 1474, Cypress, CA 90630, USA
-- www. thedragons.com)
 
 

Angry Samoans The 90's Suck...ANGRY SAMOANS
The 90's Suck And So Do You
Triple X

     Revenons sur le nouvel album des Samoans annoncé dans notre précédent numéro. On a lu des critiques étonnées dans certains fanzines américains. Ben, oui, on l’a déjà dit, les Samoans de l’an 2000 n’ont plus grand-chose à voir avec les teignes qui ont contribué à inventer le hardcore punk en 78. Depuis belle lurette (et tout au long de sa carrière solo), Metal Mike Saunders a peaufiné sa formule : gros riffs bien gras, batterie bien sèche, arrangements minimalistes, vocaux ironiques parsemés de “wow wow” et de “na na” et mélodies irrésistibles. The 90’s Suck And So Do You ne fait pas exception. Ce CD sorti par Triple X rassemble deux 45t déjà parus sur le label de Mike, Bad Trip, et quatre inédits. Vingt minutes (à peine) de pur bonheur !
     Triple X vient aussi d’éditer (enfin) Surf City Or Bust, les quatorze titres enregistrés par Rockin’ Blews (Mike et son frangin Kevin en duo guitare-batterie balançant du teenage rock allumé au fond du garage familial en 69) et quelques nouveaux morceaux de Metal Mike (ce qu’il sort sous son nom est donc du même tonneau, mais il joue généralement de la batterie à la place de Bill Vockeroth, toujours fidèle au poste chez les Samoans).
     Aux dernières nouvelles, les Angry Samoans se produisent encore ponctuellement sur scène, uniquement en Californie du sud, avec un line-up complété par Jonathan Hall (guitare) et Irath Siefert (bassiste qui a fait partie du groupe entre 89 et 91). Triple X vient aussi de sortir un album de Blood Drained Cows, nouveau groupe de Gregg Turner, ennemi mortel de Metal Mike (et co-fondateur des Samoans). Et signalons pour les fans des early Samoans que deux versions inédites de “I’m In Love With Your Mom” et “Too Animalistic” (deux morceaux de Vom, le gang pré-Samoans de Mike et Gregg, enregistrés pour leur première démo par les Samoans en octobre 78) viennent d’être exhumées par Bulge Rds pour un 45t intitulé sans surprise : Angry Samoans Play The Songs Of Vom.
(Triple X Records, P.O. Box 862629, Los Angeles, CA 90086-2529, USA -- www.triple-x.com)
 
 

Texas Terri Eat Shit!TEXAS TERRI & THE STIFF ONES
Eat Shit !
Safety Pin

    Quant à l’album de Texas Terri & The Stiff Ones (déjà sorti en cd sur Burning Tree Rds en 1998, Safety Pin nous offre la version vinyle), les Diggers unanimes se fendront de ce seul commentaire abasourdi : “WOOAAHH !!!”. Bon, pour être plus explicite, précisons qu’en plus d’une plastique avantageuse dont elle use pour ses prestations scéniques classées X (entre Tracy Lords et le Iggy Pop de la grande époque, paraît-il... vu la pochette, il fallait bien en dire un mot - elle est différente de celle du cd qui apparaît sur cette page), Texas Terri Laird dispose avant tout d’une voix de tigresse affamée, et d’un gang de durs à cuire qui n’ont pas appris leur musique punk dans des encyclopédies. On connaissait le tube “Lifetime Problems/Holy Ghost” (paru sur la compil Weird, Waxed And Wired), on n’ira pas jusqu’à dire que tout le disque est du même acabit, mais pas loin. Rayon glam punk rugueux et venimeux, vous aurez du mal à trouver plus percutant.
       Et ces tueurs savent ce qu’ils veulent. L’album est auto-produit et ils ne lésinent pas sur les chœurs sauvages, les guitares vicieuses, les trouvailles insolites et autres bruitages azimutés. Ils sont aussi à l’aise sur une décharge limite hard-core (“Baby Bird Shuffle”) que dans le punk mélodique (“Oh Yeah!”), capables de relifter le standard des Dictators “Baby Let’s Twist” au point de faire paraître l’original un rien poussif, exploitant avec aisance le potentiel vénéneux du “If Looks Could Kill” des Loafin’ Hyenas, ou pétant totalement les plombs sur un “Cave Woman” d’anthologie (dispo aussi sur la compil Heads Will Roll). On comprend mieux pourquoi Texas Terri règne sur la scène punk de Los Angeles depuis quelque temps. En un mot comme en cent : WOOAAHH !! (www.texasterri.com)
 (Safety Pin Rds, P.O. Box 51241, 28080 Madrid, Espagne -- safetypin@arrakis.es)
 
 

The Drags Set Right Fit...THE DRAGS
Set right Fit To Blow Cleanup
Estrus

    Hein ? Les Drags, parangon du garage lo-fi amusant, extrémiste et redoutablement efficace auraient viré hard rock ? Ils reprendraient Led Zeppelin ("Communication Breakdown") et le premier morceau de leur nouvelle livraison s'appellerait "This Is The Sound Of Hard Rock" ??? Tuut, tuut, du calme, les gus du Nouveau-Mexique n'ont pas encore l'ambition de détrôner les Gluecopters. C'est vrai que Scott (nouveau venu, ex-Monoshock) et CJ ont "alourdi" le son des guitares et que l'adjonction d'un "vrai batteur" (ex-Scared Of Chaka) booste la machine mais on dirait plutôt une bonne blague ponctuelle qu'une nouvelle orientation, d'ailleurs l'utilisation intensive et insolente d'un thérémin sur la plupart des morceaux disqualifie d'avance toute tentative de les prendre au sérieux. Reste un bon disque, aussi marrant que d'habitude, plus charpenté, avec ses moments de pure déglingue brutale ("Drags Gotta Have It"), ses larges rasades d'électro-blues campagnard ("Amplifyer Blues"), un dynamitage en règles du "Night Rider" de Kim Fowley et une ambiance générale toujours orientée garage lo-fi sans foi ni loi. Appelez-ça du 70's garage si vous voulez... C'est le premier vrai album (LP/CD) du groupe après deux 10", déjà chez Estrus. Celui-ci s'appelle Set Right Fit To Blow Cleanup. (garanti sans Tim Kerr).
 
 

The Dialtones Self-tittled LPTHE DIALTONES
Self tittled
Screaming Apple

     Dernière sensation suédoise garage/punk'n'roll, ce trio fait déjà un malheur à coups de speed songs de deux minutes maxi dont même les titres semblent tout droit sortis du répertoire des Devil Dogs ("See Her Tonite", "Back In The City Tonite", etc...). Le groupe a donc sérieusement potassé l'œuvre complète des DD et s'en tire plutôt bien même si la limite entre hommage et clonage est parfois floue. Vous aimez les Phantom Rats ? les early Basement Brats ? les Infections ? les Spaceshits ? Les Dialtones devraient vite prendre leurs aises sur vos platines. Le groupe vient de sortir simultanément un premier album sans titre (douze morceaux pour une vingtaine de minutes) sur Screaming Apple et deux singles (Radio Blast et Bad Afro) avec un inédit sur chaque. Le gang de Steve Baise avait en quelques années élaboré une parfaite synthèse garage+punk+r'n'r, citant les Saints du début ou les Heartbreakers et DMZ comme ingrédients principaux, dix ans plus tard les Dialtones ont repris la formule. On pourrait leur reprocher de ne pas l'avoir améliorée, ils répondraient sans doute qu'ils ne sont pas là pour ça et que : "one two fuck you !". De toutes façons ils ont le temps d'évoluer. On suivra ça de près, histoire de voir si leur "à la manière de..." se transforme bientôt en un "encore mieux que...". Ils apparaissent aussi sur un split avec Aerobitch et il existerait un EP live ultra-rare. Déjà un culte ???
dialtones@hotmail.com
 
 

THE SATELLITERS
What's Up With Thimothy Dee ?
Screaming Apple

    Les Allemands Satelliters en sont au moins à leur cinquième album et ne semblent pas donner le moindre signe de lassitude. Mieux, ils sont en progrès constant et ont fini par devenir quelque chose comme le meilleur groupe européen au rayon néo-garage sixties. Farfisa Compact et Vox Continental pour l'organiste-chanteur, Rickenbacker et Vox AC 30 pour le guitariste, une reproduction exacte du drum-kit de Music Machine pour le batteur et Fender Precision et Bassman pour le bassiste, leur équipement ressemble à la panoplie du parfait garagiste. Leur disque aussi, et n'y voyez rien de péjoratif. Aussi méticuleux que les Chesterfied Kings, moins égomaniaques que Rudi Protrudi, plus habiles en studio que la moyenne des combos du genre, les Satelliters ont percé les secret de quelque grimoire sixties et concocté un album violemment groove, surprenant de feeling (une version à pleurer du "2+2 =?" du Bob Seger System) et, conséquemment, fortement conseillé aux amateurs du genre.
Screaming Apple : Dustemichstr.14,
50939, Koln. Allemagne
 
 

The Headcoats Sect  Ready Sect Go!THE HEADCOATS SECT
Ready Sect Go!
Vinyl Japan

    Increvables ! Brand et Childish viennent d'enregistrer une douzaine de morceaux à Toe Rag en compagnie de Don Craine et Keith Grant Evans, chanteur et bassiste des Dowliner Sect, un des meilleurs groupes anglais de sixties R'n'B qui connut son pic de popularité entre 64 et 66 et est encore l'objet d'un culte justifié dans pas mal de garages. C'est le deuxième étage d'un concubinage rhythm'n'punk initié en 96 (par un premier album) sous le nom de The Headcoats Sect. Sur le nouveau LP/CD (Ready Sect Go !), la bête à deux têtes délivre une vision personnelle (sans vraiment s'éloigner du classicisme dans la forme) de standards blues/r'n'b sûrement sélectionnés avec soin. Willie Dixon, Muddy Waters ou Bo Diddley seraient sans doute ravis de voir leurs vieux morceaux gambader dans un jardin anglais avec une telle vitalité. Childish (qui vient de clore sa période Headcoats) s'est fendu d'une nouvelle compo pour l'occasion, celle qui donne son titre à l'album, une galopade en Diddley beat majeur traversée par un sanglant duel basse/harmonica. Fans des Breadmakers, ce disque va faire un carton dans votre immeuble.
Vinyl Japan : 98 Camden Road,
London NW1 9EA. Angleterre.
 
 

The Burnouts  Go Go Racing!THE BURNOUTS
Go Go Racing!
Bad Afro

    Ça y est, les Danois tiennent désormais un gang capable de rivaliser avec les grosses pointures norvégiennes et suédoises dans le cœur des R'n'R addicts de tout poil. Les Burnouts citent les New Bomb Turks (la voix, le speed tempo), les Oblivians (le côté mantra soul/punk) et Nashville Pussy (la folie furieuse) comme influences dominantes. Ils ont fait produire leur premier album en Suède par Fred "Sonic" Estby, déjà responsable de quelques enregistrements des Hellacopters (et Entombed !) mais se défendent de faire du hard-rock 70's avec solos de trois minutes. Les douze titres de leur premier cd Go Go Racing !, expédiés en une demie heure, ont laissé le QG de Dig It ! dans un état proche de celui d'une sous-préfecture après une manif' de mineurs roumains. Maximum Punk'n'Roll !
 

Union 69  Holiday 2000UNION 69
Holiday 2000
Bad Afro

    Bien que basé en Suède, Union 69 a été fondé en 93 par deux Californiens, Drew Horner et Jay Morales, qui avaient déjà usé quelques groupes au pays. Drew Horner faisait partie des Twister Naked, combo ayant vu défiler dans ses rangs divers membres des Dickies, NOFX, Angry Samoans, etc... Il tient désormais un magasin de tatouages à Lidköping, un endroit où une bonne moitié des rockers du pays s'est fait trouer la peau un jour ou l'autre. Ça crée des liens, forcément. Et ça peut accessoirement servir de bureau de recrutement... Le premier cd du groupe (Holiday 2000) aligne différentes influences, du punk us early 80's ("Don't Jack My Fuck") à Turbonegro dernière période ("Mongo Magnet"), un mélange des genres qui pourra dérouter les tenants du "chacun chez soi et les moutons punks seront bien gardés" mais fait souffler un courant d'air inhabituel sur le rock suédois. L'album a été enregistré dans le studio ou les infâmes Europe ont gerbé leur "Final Countdown" pour la postérité. Enfin vengés.
 
 



 
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